PARIS HABITAT LANCE SON PREMIER BUDGET PARTICIPATIF

Pour cette première édition, Paris Habitat a retenu 10 sites et alloué un budget de 900 000 €. Les locataires ont été invités à imaginer des projets pour améliorer le cadre de vie de leur résidence. Après qu’un jury ait présélectionné 3 à 6 projets par résidence, les projets finalistes ont été soumis au vote des locataires. En 2018, Paris Habitat lance le budget participatif collaborateurs. Ces derniers pourront voter pour leurs projets préférés parmi une sélection d’idées réparties dans trois catégories (cadre de vie au travail ; déplacements ; usages numériques) et devenir acteurs des choix réalisés par l’Office pour améliorer le mieux vivre au travail. Fort du succès de la première édition, de la forte mobilisation et implication des locataires, Paris Habitat reconduit le dispositif en 2018 dans 26 résidences concernant plus de 4 700 logements.

« Avec le Budget participatif, nous allons vers les locataires et nous les incitons à devenir de véritables parties prenantes, engagées dans l’amélioration de leur cadre de vie. »
Emmanuelle Copin, directrice générale adjointe en charge de la proximité et de la qualité de service

En direct avec PARIS HABITAT

Les rencontres « En direct » initiées en 2017 proposent une nouvelle forme de dialogue entre locataires et équipes de proximité et répondent à l’une des priorités fixées dans la feuille de route de l’Office, améliorer sa qualité de service. Au total, 102 rencontres ont été organisées à Paris et en première couronne entre mi-avril et mi-juin puis entre septembre et octobre 2017. Paris Habitat poursuit la démarche en 2018. 140 réunions, représentant près de 30 000 logements, sont prévues cette année dans tous les arrondissements de Paris et dans certaines résidences en banlieue.

« L’objectif est de créer les conditions d’une nouvelle forme de dialogue avec les locataires, plus particulièrement avec ceux qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer dans le cadre des dispositifs existants. »
Ghilaine Roth, en charge du projet à Paris Habitat

ACCOMPAGNEMENT SUR-MESURE
AU DÉMÉNAGEMENT DES SÉNIORS

Paris Habitat, en partenariat avec la Cnav et la start-up Movadom, a mis en place un dispositif innovant d’aide au déménagement des personnes âgées de plus de 65 ans. Parmi ces locataires, certains se retrouvent dans des situations d’isolement ou de fragilité tandis que d’autres habitent dans des logements qui ne sont plus adaptés à leur situation. Dans le cadre de mutations ou de réhabilitations, et quand le maintien au domicile n’est plus adapté, Paris Habitat propose aussi aux seniors un accompagnement complet, avant, pendant et après le déménagement.

À Paris Habitat, on compte 31 % de logements dont les contractants ont plus de 65 ans et 16 % plus de 75 ans.

30 ETUDIANTS DE SCIENCES PO ENGAGÉS DANS UN PROJET DE COLOCATION SOLIDAIRE

Dans le cadre d’un projet global de redynamisation sociale et urbaine d’un site sensible objet de nombreux mésusages, la ville de Paris, la mairie du 20e arrondissement, la Préfecture de la région Île-de-France et Paris Habitat ont noué un partenariat avec Sciences Po et CoopColoc pour le développement d’un projet de colocation solidaire destiné à 30 étudiants. Au sein de la cité Bonnier, 21 logements sont désormais loués, en location ou colocation meublée, à un loyer modéré à des étudiants de Sciences Po. En contrepartie, chaque étudiant consacre 4 à 5 heures par semaine à un projet associatif de la résidence ou de l’arrondissement.

Ce programme a reçu le prix Logement et Territoires 2017 dans la catégorie « Programmes solidaires ».

ÉCONOMIES D’ÉNERGIE, PARIS HABITAT ACCOMPAGNE SES LOCATAIRES

Paris Habitat a fait de la maîtrise des charges et la limitation des consommations d’eau et d’énergie un objectif prioritaire. C’est dans ce cadre que l’Office a missionné l’entreprise E3D Environnement, une start-up qui a développé le dispositif « GD6D », programme qui propose aux locataires volontaires de réaliser chaque mois un geste simple (éteindre une lumière quand on quitte une pièce, couper les appareils électriques la nuit, etc). Lancé en décembre 2016 dans 8 résidences de 429 logements, cet accompagnement téléphonique personnalisé s’est fait sur une durée de 6 mois. Bilan positif avec un total de 527 missions acceptées par 191 foyers (soit +50 % des foyers ciblés !) participant au programme et 94 % des foyers ont salué l’initiative.

« Ces gestes étant très simples à appliquer, la plupart des locataires réussissent à les mettre en œuvre dans leur vie quotidienne, ce qui génère fierté et estime de soi. Ils sont confortés dans cette dynamique par le feedback collectif qui leur est donné. »
Julien Neau, directeur clients, E3D environnement

CRÉATION DU GIE PARIS COMMERCES

Les bailleurs sociaux, Paris Habitat, RIVP et Élogie-Siemp ont donné en 2017 le « top départ » à leur GIE Paris Commerces. La mission du GIE Paris Commerces est d’assurer une commercialisation proactive et innovante des boutiques et locaux situés en rez-de-chaussée des immeubles détenus par les trois bailleurs sociaux de la ville de Paris.
Ce nouvel outil s’inscrit dans le dispositif « Paris Commerces » mis en place par la ville de Paris pour simplifier et faciliter l’installation des entrepreneurs et en particulier des commerçants et artisans de proximité.

Paris Habitat, RIVP et Élogie-Siemp possèdent environ 6 700 locaux, soit 10 % des commerces parisiens.

LE TÉLÉTRAVAIL À L’ESSAI

Le développement des technologies de l’information et de la communication permettent désormais d’envisager de nouveaux modes d’organisation du travail. Face à ces nouvelles possibilités et l’émergence d’un besoin, Paris Habitat a décidé de lancer une expérimentation relative au télétravail. Cette dernière a débuté depuis octobre 2017 dans trois directions et concerne 94 collaborateurs. Cette expérimentation s’inscrit dans la démarche engagée par l’Office pour mieux concilier vie privée et vie professionnelle, en réduisant notamment les temps de trajet parfois importants. Ce nouveau mode de travail répond également à un engagement en matière de développement durable puisqu’il contribue à limiter l’impact environnemental des déplacements.

« L’expérimentation du travail à distance nous permet d’envisager un nouveau mode d’organisation qui peut améliorer les conditions de travail et nous permettre de gagner en efficacité. »
Marie Godard, directrice générale adjointe, responsable de l’innovation, des ressources humaines, des usages numériques et des moyens généraux

Loi de finances 2018,
Paris Habitat se mobilise

Dès les premières annonces dans le courant de l’été 2017, Paris Habitat a manifesté son inquiétude vis-à-vis du PLF 2018 qui prévoyait une perte importante de ressources pour les bailleurs sociaux et un fort impact quant à leur capacité à investir pour développer et entretenir le parc social. Conscients des enjeux, plusieurs centaines de salariés de Paris Habitat ont participé aux mobilisations des 17 octobre et 23 novembre pour manifester contre ce projet de loi. L’impact financier de ces réformes correspond, pour 2018 et 2019, à un manque à gagner global estimé à 32 millions d’euros (50 ME pour 2020), soit la réhabilitation d’environ 1 300 logements ou la construction de 650 logements neufs.

« Ces mesures fragilisent l’équilibre économique de Paris Habitat et auront des conséquences négatives pour les locataires »
Roger Madec, président de Paris Habitat

Emeriau, PATRIMOINE ARCHITECTURAL RÉHABILITÉ

Dans le 15e arrondissement, Paris Habitat a achevé en 2017 un programme de réhabilitation Plan climat, de rénovation des logements et de restructuration des accès du Village Émeriau, résidence de 180 logements sociaux de type Corbuséen construite en 1973. Paris Habitat et l’agence d’architecture ont notamment réussi à redonner son aspect d’origine à cet immeuble. Pour fluidifier l’accès aux logements, Paris Habitat a créé une troisième cabine d’ascenseur installée en extérieur. Un complexe végétalisé permettant l’absorption des pluies et l’amélioration thermique a été mis en œuvre. Montant des travaux : 9,5 ME

Les locataires, informés tout au long du projet se sont prononcés, lors d’un vote, à 82 % en faveur du programme (taux de participation : 80 %).