UNE GESTION ÉCOLOGIQUE EXEMPLAIRE DES ESPACES VERTS

Les 105 hectares d’espaces verts, dont Paris Habitat a la gestion, sont un élément essentiel de la qualité de vie des habitants et leur préservation participe à l’équilibre ville/nature. L’Office et les 60 jardiniers de la régie s’appliquent à gérer ces espaces avec des méthodes respectueuses de l’environnement. La réconciliation du milieu urbain avec la nature fait partie des engagements de l’Office en matière de développement durable, réaffirmée dans sa dernière charte définie en 2015. Les jardiniers de la régie travaillent sans produit phytosanitaire en respectant le rythme des saisons et des végétaux. Dans l’entretien de ces espaces, les tailles respectent les périodes de floraison et la végétalisation spontanée pour permettre les nidifications. La régie privilégie les fauches tardives du gazon pour la montée en graine et laisser la vie se développer dans le sol, en laissant la tonte sur place en broyant l’herbe finement. Les tailles sont recyclées dans des paillages, pour générer de la biodiversité dans le sol et réduire l’exportation des déchets verts. La consommation d’eau est également raisonnée. Seules les nouvelles plantations bénéficient d’un arrosage. Les autres végétaux doivent être en capacité de s’alimenter par leurs propres moyens avec l’eau de pluie, sauf période de sécheresse. D’autres actions sont également menées pour réduire la consommation d’eau en sélectionnant notamment des végétaux peu gourmands en eau. L’humidité du sol est préservée grâce au paillage et au compost, puis l’arrosage automatique de nuit permet une réduction d’eau de 80% par rapport à un arrosage de jour.

Enfin, aujourd’hui 30 % du parc de matériel de l’Office est électrique.
Pour les jardiniers, c’est plus de confort car plus léger,
plus silencieux et non polluant.

« Ce résultat est la reconnaissance du travail accompli par les équipes de la régie de Paris Habitat pour gérer les espaces verts de façon durable mais aussi de celui des entreprises d’entretien des espaces verts avec qui Paris Habitat travaille. L’obtention du label EcoJardin atteste de notre savoir-faire en termes de gestion écologique de la surface, mais aussi du matériel utilisé, de la formation des jardiniers et bien évidemment de la relation qu’ont les locataires avec l’utilisation des espaces verts dans leur résidence. »
Christophe Davalo, responsable des espaces verts, Paris Habitat

S’ENGAGER EN FAVEUR DE LA BIODIVERSITÉ :
QUATRE NOUVEAUX JARDINS LABELLISÉS ÉCOJARDIN

Après avoir été le premier bailleur social français à recevoir le label EcoJardin, quatre nouveaux sites ont été labellisés en 2017, symboles d’une gestion écologique exemplaire des espaces verts. Réuni au début de l’été, le comité de labellisation EcoJardin a décidé d’attribuer le label EcoJardin pour une durée de trois ans aux sites suivants : Schomberg-Morland (Paris 4e), Crimée-Moderne (Paris 19e), Interne-Leob (Paris 13e) et Villot-Rapée (Paris 12e).
Pour ce dernier, Paris Habitat est même le premier opérateur à recevoir ce label pour la gestion, dans une même résidence, des espaces verts et du jardin partagé.
Pour obtenir ce label décerné pour une durée de trois ans renouvelables, huit domaines ont été scrutés à la loupe : la qualité du sol, la variété des plantations et leur gestion sans produits chimiques (engrais et pesticides), la pollution lumineuse, la gestion de l’eau et des déchets, la formation des jardiniers et l’accueil des publics.

LE réemploi COMME NOUVELLE Façon de CONSTRUIRE

Dans le 12e arrondissement, sur le site de l’ancienne Caserne de Reuilly, Paris Habitat réalise une opération d’aménagement comprenant 580 nouveaux logements issus de la transformation de bâtiments existants et de la construction de nouveaux bâtiments, des équipements et un nouveau jardin public ouvert au quartier.

C’est l’existence d’équipements et matériaux qualitatifs présents sur le site qui a poussé l’équipe de maîtrise d’ouvrage à intégrer le réemploi dans le projet, démarche facilitée par l’ampleur des réalisations programmées. Deux assistances à maîtrise d’ouvrage ont été mandatées, dont ROTOR déconstruction, collectif d’architectes belges spécialisés sur le réemploi dans le bâtiment, en particulier l’immobilier de bureau. ROTOR a réalisé un inventaire des matériaux réemployables : planchers en bois, ardoises de toiture, poutres en bois massif, dalles, radiateurs, placards, poignées, luminaires, équipements sanitaires. Ceux-ci ont été catégorisés selon leur potentialité de réemploi : plausible, éventuel ou anecdotique, en fonction de la quantité disponible et de l’état des matériaux, pour de la réutilisation ou du recyclage. À partir des préconisations de réémploi in situ, une sensibilisation des 6 équipes de maîtrise d’ouvrage a été menée, aboutissant à l’intégration de certains matériaux dans les nouveaux projets : portes de placard réutilisées, cloisons de blocs sanitaires transformées en plans de travail, pavages, etc. Cette opération est emblématique de la démarche de Paris Habitat d’inscrire le principe du réemploi dans ses marchés de travaux.

L’objectif est de participer au développement d’une véritable filière du réemploi pour professionnaliser cette activité et lui donner une dynamique industrielle et économique.

valoriser les déchets du second œuvre

La loi de transition énergétique a fixé l’objectif de recycler 70 % des déchets du BTP d’ici 2020. À l’occasion du Mondial du Bâtiment 2017, plusieurs professionnels du secteur, dont Paris Habitat, ont signé une charte d’engagement et présenté un guide de bonnes pratiques en matière de gestion durable des déchets, principalement issus du second œuvre. Les onze thèmes de ce guide méthodologique ont pour vocation d’accompagner les donneurs d’ordre et les maîtres d’œuvre à formuler leurs exigences en matière de gestion des déchets dans leurs cahiers des charges. Cet ouvrage a été élaboré dans le cadre du projet Démoclès, une plateforme collaborative initiée en 2014 qui vise à améliorer les pratiques en matière de prévention et de gestion des déchets du second œuvre issus de chantiers de réhabilitation lourde et de démolition. Cette opération est emblématique de la démarche de Paris Habitat d’inscrire le principe du réemploi dans ses marchés de travaux. C’est dans ce cadre que l’Office impose désormais aux entreprises un Schéma d’Organisation et de Gestion des Déchets dans le cadre des marchés de travaux. L’objectif est de participer au développement d’une véritable filière du réemploi pour professionnaliser cette activité et lui donner une dynamique industrielle et économique.

Les déchets générés sur les chantiers représentent un volume de 42 millions de tonnes par an, dont 11 millions de tonnes issues du second œuvre (briques, carrelage, plâtre, isolants, équipements électriques…). Seulement 35% sont recyclés aujourd’hui.

Certificats d’Économie d’Énergie :
VALORISATION RECORD POUR PARIS HABITAT

Le dispositif des CEE constitue l'un des instruments de la politique de maîtrise de la demande énergétique. Ils sont délivrés par les services du ministère chargé de l’énergie aux acteurs éligibles réalisant des opérations conduisant à des économies d’énergie. Pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs, les obligés ont la possibilité d’acheter des CEE à d’autres acteurs ayant mené des actions d’économie d’énergie. C’est dans ce cadre que Paris Habitat a réalisé deux transactions record au mois de juillet. Les deux ventes consécutives de CEE classiques et précarité réalisées au mois de juillet ont conduit au total à une valorisation de près de 9 millions d’euros du stock de CEE vendu dont 30 % de survalorisation par rapport au prix du marché actuel. C’est grâce à l’ensemble des travaux menés dans le cadre de sa politique Plan Climat que Paris Habitat a collecté les Certificats d’économie d’énergie. Les financements obtenus vont contribuer aux 125 M€ investis en moyenne chaque année par l’Office pour des actions contribuant à l’amélioration du cadre de vie de ses locataires concernant la performance et le confort thermique.

Au total, depuis décembre 2016, Paris Habitat a vendu pour plus de 11 millions de CEE qui seront réinvestis par l’Office dans de nouvelles actions d’amélioration énergétique de son patrimoine.

Participer au développement
d’une économie sociale, solidaire et circulaire

Paris Habitat s’inscrit dans la démarche du « Livre Blanc de l’économie circulaire du Grand Paris ». L’Office, à travers sa politique de développement local, participe pleinement à remplir les objectifs comme inciter et soutenir les acteurs économiques, innover et expérimenter, changer d’échelle et asseoir la dynamique territoriale, changer les mentalités et les pratiques, impliquer les collectivités, les entreprises et les citoyens et enfin, mettre les acteurs en réseau. Paris Habitat souhaite pleinement développer son soutien à cette nouvelle forme d’économie. Par ailleurs les modes de coopération et d’échanges entre acteurs et consommateurs développés dans l’économie circulaire, sont de formidables vecteurs de lien social, et permettent aux habitants de se rencontrer et de créer ensemble un partage de l’espace et du bien public.

> L’Office a généré dans sa politique d’achat socialement responsable 269 353 heures d’insertion soit environ 168 équivalents temps plein
> Financement de 56 projets liés à l’économie circulaire pour un montant de 192 080 €. Ces projets ont touché 18 434 personnes.
> Contractualisation de 13 marchés réservés avec 12 entreprises d’insertion. Ces marchés portent essentiellement sur des prestations de nettoyage des parties communes, d’entretien des espaces verts et d’aide à la personne.

ÉCONOMIE D’ÉNERGIE : UN DATA CENTER PRÉCHAUFFERA DES LOGEMENTS

Réaliser une opération qui réponde aux besoins des habitants, concevoir une architecture assurant le meilleur confort aux locataires au coût énergétique le plus réduit possible et dans le respect de l'environnement, tels sont les principes qui ont guidé la restructuration complète d’un îlot situé dans le 15e arrondissement. Sur un site situé le long des boulevards des Maréchaux, le bâtiment principal, un ouvrage d’art en brique rouge construit entre 1936 et 1939 et siège historique du Laboratoire central des Ponts et Chaussées (LCPC), a été vendu par l’Office à une filiale de Free. Cette dernière y installe en 2018 un data center de 9 000 m2 dont 1 500 m2 de serveurs dans un ancien abri atomique situé à 26 mètres sous terre et offrant le plus haut niveau de sécurité du marché pour les infrastructures les plus critiques et sensibles. Le reste de la parcelle a été divisé. D’un côté, une partie a été cédée pour une opération de 48 logements en accession, de l’autre, sur le terrain appartenant à Paris Habitat, 150 logements sociaux, 800 m² de commerces et une crèche de 66 berceaux en rez-de-chaussée ont été livrés courant 2017. Cette opération se caractérise par un procédé innovant de récupération de la chaleur du Data Center qui permettra de répondre, en partie, aux besoins en chauffage et eau chaude sanitaire des 150 logements sociaux. Grâce à ce procédé, Free évacue cette chaleur à moindre coût et Paris Habitat, en la recyclant, diminue en conséquence les charges des locataires.

« 80 % des besoins en chauffage, 50 % des besoins en eau chaude sanitaire seront couverts par la récupération de cette chaleur. Pour les occupants, la facture énergétique sera largement réduite, représentant une économie de 76 000 € par an, soit 500 € par foyer par an »,
Hélène Schwoerer, directrice générale adjointe en charge de la maîtrise d’ouvrage et du développement.